Texte paru dans Le Soir (dans le cadre du projet « Pas d'avenir 100 projets ») et dans De Standaard, 7 juin
Le fédéralisme de confrontation dans lequel nous vivons ruine les avantages que le fédéralisme devait apporter à la Belgique. Un fédéralisme à deux, deux et demi ou même trois acteurs ne permet pas au pouvoir fédéral de jouer son rôle d’arbitre. Le fait qu’un des acteurs est à lui seul majoritaire l’incite à la fois à se présenter comme une collectivité autonome — « nous sommes assez grands pour prendre notre destin en main » — et comme représentant de la volonté générale du pays — « la minorité ne peut bloquer (...)